Jeudi 18 juin, les salariés de Villiers-Saint-Frédéric ont décidé de se mobiliser à l'occasion de la réunion de négociations des conditions de la fermeture de leur site.
Ils se sont donnés RDV à 11h devant la FARGR (27 rue des Abondances) à Boulogne où se tiendra la réunion entre la direction et les syndicats concernant leur avenir. La direction a refusé que cette réunion se tienne à VSF car "cela était trop compliqué à organiser là-bas dans le temps imparti". Quelle ironie quand c'est cette même direction qui oblige des centaines de salariés à aller travailler au Technocentre dans 4 mois (ou à Lardy et Aubevoye dans 6 mois) ! Ce n'est pas "trop compliqué à organiser" pour ces salariés et leur famille ?
Pour rappel, le 28 mai, la direction de Renault annonçait la fermeture brutale du centre d'ingénierie de Villiers-Saint-Frédéric (VSF), spécialisé dans le développement des Véhicules Utilitaires. Près de 800 salariés (Renault, Ampere et prestataires) seraient mutés vers d'autres sites d'IdF, certains dès octobre 2026 mais des salariés sous-traitants voient leur emploi directement menacé.
Cette fermeture se déroule dans le cadre d'un plan de réduction de 15 à 20% des effectifs mondiaux de l'ingénierie Renault d'ici 2028. La déclinaison de ce plan pour la France sera annoncée mercredi 24 juin par la direction générale. Des réductions d'effectifs sont déjà annoncées en Roumanie tandis qu'un renforcement de la présence de Renault en Inde a été confirmé.
Dès l'annonce, des salariés du site se sont organisés pour dire collectivement : "Non à la fermeture de VSF !". Ils étaient plus de 150 mobilisés lors du CSE du 10 juin, ce qui a conduit la direction de Renault à ouvrir des négociations sur les mesures d'accompagnement. Ils poursuivent leur mobilisation demain à Boulogne et à VSF pour protester contre cette décision et porter leurs revendications (prime de transfert, prise en compte du temps réel de transport supplémentaire pour la prime de mobilité, liberté du choix du site de transfert).
Un appel à la grève et au rassemblement a été lancé par la CGT et SUD. Une délégation d'élus CGT-Lardy s'y rendra pour soutenir les salariés de VSF.
